Thank you Saddam ! La pornographie marchande, politique et militaire, stade suprême de l'impérialisme |
Par le Groupe de R.A.P.P.(Résistance à l'Agression Publicitaire et Pornographique) nausees @yahoo.fr NAUSEES... Il y a plus de dix ans, le temps d'un éphémère et doux embargo, sur un pays que l’ONU transforma en un immense camp de concentration donnant ainsi la mort à plus de 1000 000 d’êtres humains, une première guerre d'envergure était menée contre l'Irak. Devant la nausée suscitée par cet événement qui succédait à des parades et mascarades démocratiques - liées à la "libération" de peuples en Europe de l'Est ("chute du mur de Berlin", "chute du dictateur roumain", etc.), un premier tract intitulé "Thank you Saddam" était diffusé le 4 octobre 1990 à l'occasion d'une des premières manifestations populaires. On pouvait notamment y lire: "... le rock enfin pouvait passer le Mur, McDonald s’installer à Moscou, les queues s’allonger devant les sex-shop ; ici, les cocus de Walesa rempilaient pour Havel." Ce texte reflétait donc également la nausée des naturistes Allemands de l'Est adeptes du nudisme qui, au lendemain même de la chute du mur, ont vu fleurir des "sex-shops" dans les rues de leurs villes et villages. Douze ans plus tard, l'activité de ces pitoyables boutiques est largement relayée par les télévisions par satellite et l'Internet qui déversent les mêmes images aux mêmes populations d'Europe orientale mais aussi, fait nouveau, à celles du monde entier, goûtant enfin à la "liberté". L'éducation sexuelle des mâles à l'échelle globale avait commencé. Elle est en train de se consolider avec des cassettes pornographiques qui circulent aujourd'hui dans les villages les plus reculés du monde et même les plus vierges du point de vue ethnologique. Les mâles peuvent se distraire pendant que leurs femelles s'affairent aux tâches domestiques. Ce premier texte exprimait la nausée devant cet American Way of Life que le sinistre dictateur précédent, William Clinton, symbolise si bien et qui se résume essentiellement à la pornographisation marchande et politique des sociétés et de leurs cultures; par l'omniprésence de mac donald et des "sex-shops", et la mise au pas des media pour une information prêteàpenser (voir le pilonnage de la TV libre AlJazira à Kaboul et à nouveau à Bagdad). Mais la nausée surgit à nouveau sur le théâtre globalisé de l'absurde et de l'ignoble. Les USA, cet Etat qui - le rappellera-t-on jamais assez ?- s'est bâti sur un génocide (Indiens), se lancent dans une nouvelle "intervention" (terme pornographique signifiant en fait attaque et agression) qui vient s'ajouter à plus de six cent autres précédentes. Oubliera-t-on aussi, dans le contexte actuel, que cet Etat, voyou et terroriste numéro 1, fut le premier à avoir utilisé des "armes de destruction massive" sur des villes entières au JAPON et massivement répandu le tristement célèbre "agent orange" sur le territoire du VIETNAM ? L'amiral Elmo R. Zumwalt, alors chef des opérations, pouvait déclarer ouvertement que son pays avait mené "la plus grande guerre chimique expérimentale de tous les temps". Par une pornographie langagière qui leur est encore familière et qui n’est en fait que le cache-sexe de leur propagande en faveur du « monde civilisé » (car « nous sommes tous Américains » a dit le journal Le Monde), les media occidentaux ne peuvent mentionner « Saddam » sans ajouter presque aussitôt « le dictateur » alors que celui qui écrase la volonté de tous les Etats du monde sous ses "diktat" (sans parler du fameux "droit international", cette autre entité pornographique violée elle aussi sous les regards publics) n’est jamais présenté que comme "le président des Etats-Unis d’Amérique". Si "Saddam" est un dictateur, n’arrive-t-il pas, en termes de "dictature", à la semelle de la botte militaire de cet épouvantail mondial, ce $aigneur du monde ? Quelle est donc la « politique éditoriale » de ces media donneurs de leçons qui appliquent sciemment « 2 poids 2 mesures » (l’un est un dictateur et l’autre ne l’est pas) quand leurs maîtres appliquent aussi ce principe inique aux Palestiniens écrasés depuis un demi siècle par le gendarme régional ;Israël ? Rappelons ici que les soldats de cet Etat impérialiste, "pays ami", occupaient, le 31 mars 2002, les locaux de la télévision palestinienne AlWatan à Ramallah, et y diffusaient des films pornographiques. En fait de politique éditoriale propre à ces media, tout observateur lucide y reconnaît un massif « bourrage de crâne » ou, mieux, de la pornographie éditoriale dont le cache-sexe est un misérable pacifisme petit-bourgeois de façade trahissant mal leur désir non avoué que la « démocratie » (U$ !) l’emporte militairement sur la « dictature » (« Saddam » avec deux ‘d’ pour mieux résonner comme Satan !). Enfin, l’hypocrisie des Etats impérialistes « non engagés militairement », dont la France en tête, atteint des sommets d’obscénité avec leur souhait que « cette guerre soit la plus courte possible ». Les paroles « courageuses » s’envolent si vite dans l’espace aérien hexagonal que l’on ouvre aux "alliés"… VIOL COLLECTIF, « AVEC OU SANS L'ONU », OU LA « TOURNANTE » DES ETATS IMPERIALISTES Hier, les USA et leurs nouveaux laquais impérialistes de la « large coalition », exigeaient le « désarmement de l’Irak » au moment où ils s’apprêtaient à se jeter sur lui tels des rapaces affamés. Espionnage céleste, maritime et terrestre n'y ont pas suffi. L’Irak se trouve donc aujourd'hui dans la situation de la femme à qui le violeur demandait publiquement de se déshabiller entièrement pour la violer le premier devant les yeux de ses acolytes et des spectateurs du monde entier. La pornographie n’est pas un divertissement inoffensif. Elle n'est pas une "forme d'expression" banale mais bel et bien une forme d'action. Toute femme violée sait ce que représente le terrorisme d'une bande d'hommes menaçants ou armés. « Vas-y, fais comme tu vois », dit le violeur à Samira Bellil (Dans l’enfer des tournantes, Denoël) en lui projetant de force un film pornographique. Cette coïncidence entre un impérialisme au faîte de sa puissance et la saturation pornographique n'est pas un hasard. La Cour Suprême des USA a refusé en 1997 de s'opposer à la réglementation sur Internet (la majorité des serveurs étant située dans ce pays) dans une interprétation de la "liberté" garantie par le premier amendement. La "liberté d'expression" invoquée est en réalité une tarte à la crème et une meurtrière hypocrisie quand toute femme violée sait pertinemment que la pornographie n’est pas un divertissement inoffensif. Elle n'est pas une "forme d'expression" banale mais bel et bien une forme d'action. Samira le sait, Jennifer aussi, cette héroïne d'un film (A gun for Jennifer [J. est maintenant armée]) où elle tue son violeur dans un geste de légitime défense, révolutionnaire bien sûr. Au nom de cette "liberté", dont il se considère le garant le plus sérieux, l'Etat voyou et terroriste numéro 1 est en train d'imposer un nouvel ordre moral mondial pornographique qui fait déjà l'objet d'un consensus inouï rassemblant en son sein aussi bien les partis de droite, les Eglises catholique, protestante et musulmane, les partis "de gauche" et "d'extrême gauche", les anarchistes que la grande majorité des "féministes". Ce beau-monde progressiste et épris de paix descend même dans la rue pour prendre la défense des pornocrates (capitalistes, faut-il le rappeler ?) quand ces derniers se voient attaqués par quelque ministre de droite "rétrograde". Mais la pornographie n'a rien à voir avec la libération sexuelle car elle est son opposé. Des progressistes dignes de ce nom écrivaient déjà en 1960 que « la dissolution de la morale bourgeoise est l’œuvre du capitalisme »(voir aussi les écrits d'Alexandra Kollontaï et Clara Zetkine). Comment en effet expliquer cette saturation mondiale de l’image pornographique sinon par le fait que la bourgeoisie, devinant sa chute prochaine, dissout SA PROPRE MORALE dans un désir de vengeance envers le prolétariat ? LA PORNOGRAPHIE EST LE NOUVEL OPIUM DES PEUPLES Alexandre Soljenitsyne, qu'on ne peut soupçonner de sympathies communistes, semble regretter au moins une chose de l'ex-Union Soviétique. Il constate qu'avec la disparition du régime de cette dernière, se profile une sournoise stratégie impérialiste qu'il n'avait pas devinée: « On asservit les peuples plus facilement avec la pornographie qu'avec des miradors ». Le célèbre dissident encensé par l'Occident a compris que là où il n'y a pas de capitalisme, il ne peut y avoir de pornographie. Politiquement, la pornographie, sous sa forme technologique actuelle, joue exactement le rôle d’anesthésie sociale à l'image de la religion au XIXème siècle, ainsi que l'avait relevé Karl Marx dans sa célèbre formule : « la religion est l’opium du peuple ». Aujourd’hui, le consensus pornographique a donc la fonction suivante : distraire les masses (et sans « pudeur », à la différence de la religion !) et leur donner ainsi l'illusion de jouir de la liberté. Le but est de détourner leur conscience sociale - particulièrement quand il s'agit des classes dangereuses des exclus et des ouvriers - des questions centrales du pouvoir et de l'exploitation. LA PORNOGRAPHIE: UNE CULTURE DE HAINE Comble de la confusion délibérément suscitée, les avocats de la pornographie lui revendiquent même une fonction d’éducation sexuelle. En fait d’« éducation », elle DEGRADE LES RELATIONS ENTRE LES SEXES (cf. C. Salles), n’étant foncièrement que violence, phallique, dont la métaphore des pluies de missiles sur Belgrade, Kaboul, Bagdad, entre autres, est devenue si étrangement familière aux spectateurs du monde entier. La pornographie se fonde également sur une marchandisation des corps : ceux des femmes mais aussi ceux des hommes, enfants (cf. pédo-pornographie) et même ceux des animaux. Elle est une culture de haine envers la femme, éternelle dominée, mais aussi envers l’Autre en général dont la figure actuelle est l’Etranger. L'EXEMPLE DE LA TORTURE DES PRISONNIERS IRAKIENS EST ELOQUENTE. Que font des soldats-matons étatsuniens (nourris qu'ils sont depuis leur enfance par des images de violence et de pornographie télévisée) quand ils s'ennuient ? Ce qu'on a vu ! Que font des jeunes adolescents (nourris qu'ils sont depuis leur enfance par des images de violence et de pornographie télévisée) qui s'ennuient dans les tristes banlieues et qu'un jeune fille soit dans leur entourage ? Ce qu'on lit tous les jours dans la rubrique "faits divers" des journaux: VIOLS COLLECTIFS ("TOURNANTES"). Voilà pourquoi ce monde est si laid. C'est le capitalisme qui le rend ainsi. La pornographie est la première atteinte aux acquis pourtant maigres de la "libération sexuelle"(cf. Alexandra Kollontaï, Clara Zetkine). Analysant l'évolution du cinéma en France, Carlos Pardo relevait que « sous des apparences libertines de modernité et sous la fascination pour les « classes dangereuses », tous ces films rejettent toute prise de position politique. Sur le fond, leur fascination pour l'abject et le sordide révèle une indéniable haine du peuple. » (Le Monde Diplomatique, fév. 2002, "Crime, pornographie et mépris du peuple"). Dans ce pays, la pornographisation massive des esprits avait commencé à l'initiative de la quatrième chaîne de télévision (canal plus) qui a proposé, avec un consensus inouï (notamment de la part de la "critique") et non démenti à ce jour, de diffuser des films pornographiques à-l'heure-où-les-enfants-sont-couchés. Intouchable, cette chaîne de télévision est restée, depuis ses débuts, encensée par une "critique" qui entérine auprès du "grand public" les choix programmatiques d’un capitalisme de la « culture » qui ne vise qu’à l'abrutissement du mâle en général, occidental et français en l’occurrence, par le FOOTBALL ET PORNOGRAPHIE. Aujourd’hui, une revue d’« intellectuels » jouisseurs libertaires néo-fascistes et Fallacistes (directement inspirés par Oriana Fallaci, La rage et l’orgueil) peut librement vomir sa haine envers les personnes arabes ou assimilées telles en les présentant le couteau entre les dents (un classique de l’anti-communisme !). Mieux, en usant de pornographie « littéraire », non condamnée par loi : « [...] me fait préférer pour l’instant le camp américano-sioniste. Je changerai probablement d’avis le jour où je croiserai une p... palestinienne à Marseille, ….. pipes sous sa burqa pour nourrir ses enfants (ceux d’entre eux qui ne savent pas encore suffisamment marcher pour aller se faire exploser dans des cars de ramassage scolaire juifs. » (L.James, "Le pacifisme, cette tumeur inextirpable", Revue ‘Cancer’, 20 mars 03). RESISTER A LA PORNOGRAPHIE, C'EST RESISTER AU CAPITALISME Résister au nouvel ordre moral impérialiste de la pornographie, c’est résister au capitalisme fauteur de guerres, de haine et de violence (voir la TORTURE des prisonniers afhans et irakiens). Le Groupe de RAPP vous appelle, partout et quotidiennement, à Résister contre l'Agression Publicitaire et Pornographique, contre la marchandisation du monde, des corps des femmes, des enfants, des hommes et même des animaux. Résister à ces fléaux, c'est résister au capitalisme qui en est à l'origine tout comme ce dernier est à la source de milliers d'autres maux qui assaillent l'humanité. "La faim tue toutes les 4 secondes" rappelle incidemment un slogan actuel ! LE LIVRE NOIR DU CAPITALISME n'a pas besoin d'être présenté académiquement car il s'écrit tous les jours devant nos yeux et depuis des siècles. Il n’y a pas de capitalisme à visage humain, ni celui de mac donald, marlboro, coca-cola ou canal plus. Le RAPP vous encourage à boycotter systématiquement les marques commerciales et "produits culturels" sexistes ou basés, partiellement ou intégralement, sur la pornographie (télévision, cinéma, publicité, radiodiffusion, sites sur Internet, etc.). Encore une fois Thank You à Saddam Husein pour tout ce suspense au fil des ans ! Thank You au héros irakien de cette tragi-comédie mondiale révélant la nauséabonde pornographie, politique et marchande, du monde. LE CAPITALISME, C’EST LA GUERRE ET LA GUERRE, C’EST DE LA PORNOGRAPHIE ! Le Groupe de RAPP (Résistance à l'Agression Publicitaire et Pornographique) veut attirer l’attention des révolutionnaires – et donc des féministes dignes de ce nom - sur les phénomènes synergiques de la pornographie et de la réclame publicitaire. Pour le Groupe de RAPP, guerre et pornographie (voir la TORTURE des prisonniers afghans et irakiens) sont les deux faces de la même monnaie capitaliste et actuellement du même billet vert : CONTACT: nausees @yahoo.fr Genève, printemps 2003 et mise à jour en cours (2004).
Reproduction encouragée avec indication des sources, svp.
|